Bonheur - a méditer ...

Le bonheur s'en va lorsqu'on est sur le point de l'attraper - On s'en lasserait si l'on réussissait à l'apprivoiser Le bonheur n'est pas de l'avoir mais de le chercher - C'est lorsque l’on cesse de l’espérer - Que notre cœur commence à se faner.
Il serait inutile et vain de penser - Que le bonheur serait toujours de rose habillé - Il est parfois rouge, noir ou gris foncé - Aimant de temps à autre derrière les nuages se cacher - Pour ensuite à notre porte de nouveau venir frapper.
Le bonheur se mérite, il est Volonté - Il nait dans l'attente, l’effort, l'adversité - C’est un défi, une conquête illimitée. De nous-mêmes, Il est exige de nous dépasser - D’aller au fond de nous creuser - Nos peurs, nos angoisses, nos préjugés.
Certains sont plus habiles ou disposés - A « cueillir » le bonheur et à le faire germer Mais il est en chacun de nous des capacités - Qui nous permettent tôt ou tard de l’approcher.
Le bonheur est tout sauf compliqué - Il nait du cœur dans la simplicité - S’il est impossible de le garder Il sait se faire « petit » et se mettre à notre portée :
Le bonheur c’est se contenter - De petits riens et les apprécier - Le bonheur c’est savoir s’émerveiller Chaque jour sans jamais s’en lasser - Le bonheur c’est cesser de vouloir ressembler A tout le monde et embrasser notre unicité Le bonheur c’est remercier - D’être comme nous sommes, avec défauts et qualités.
Gardons cependant toujours ancré - Dans notre cœur et nos pensées - Que nous ne pourrons sur la terre ramasser Que des miettes de bonheur, ici et là éparpillées.
Sa plénitude, sa véritable identité - Ne nous sera révélée - Que "Là-haut", au Ciel, dans l'Eternité. Ne dit-on pas d'une personne comblée - Qu'elle est « aux anges » ou « au 7ème Ciel » arrivée?
Il est dans le bonheur une notion d'immensité - Qui nous porte à nous interroger - Sur la grandeur de la Vie, sa profondité.
A bien y réfléchir, nous avons beau essayer - Notre existence du bonheur ne peut être dissociée… Je défie quiconque sur la Terre d’affirmer - Qu’il préfère au bonheur ne jamais gouter - Espérant en son fort ne pas le rencontrer.
On peut, oui, délibérément décider - D’écarter le bien , voire de le refuser - Et donc avec le mal secrètement un pacte lier Mais quel est l’homme qui pourrait avancer - De ne pas au bonheur sincèrement aspiré ?
Est-ce aller trop loin que d’avancer - Que la grande et unique particularité - Commune à toute l’humanité - C’est bien ce désir, cette soif innée D’être par le bonheur enlacé ?
C’est à la fois par l’Universalité - Et la petitesse, la modicité - Du bonheur que nous sommes troublés - Il est en effet dans le « rien » renfermé Agissant dans un Tout impossible à toucher.
Le bonheur ne serait-ce pas, en vérité - De croire que pour lui nous avons été créés - Et avec foi de la Vie l’absurdité rejeter
F.V.



